Gunter Pauli, pionnier de l’économie bleue, était présent au Blue Tech Show 2026 à Canet-en-Roussillon. Philippe Pernet, fondateur d’EliteLink, a eu l’opportunité de réaliser un entretien avec cet économiste, entrepreneur et auteur belge, à l’origine du réseau international ZERI. Une rencontre consacrée aux innovations inspirées de la nature, aux territoires et à l’éducation.

Une rencontre, une vision, des réalisations. Du marc de café transformé en champignons aux innovations maritimes, des projets ZERI aux 365 fables destinées aux enfants, Gunter Pauli défend depuis plusieurs décennies une économie capable de créer de nouvelles richesses à partir des ressources disponibles.

REGARDS D’ACTEURS · ENTRETIEN EXCLUSIF

Gunter Pauli : l’économie bleue, ou l’art de transformer les ressources en opportunités

Il parle de champignons cultivés sur du marc de café, de baleines dont le cœur inspire les ingénieurs, de drones marins capables de mieux connaître nos territoires et d’enfants qu’il faudrait davantage inspirer qu’instruire. Derrière ces exemples parfois surprenants, Gunter Pauli défend une conviction : nous disposons de bien plus de ressources et de possibilités que nous ne l’imaginons.

Entrepreneur, auteur et fondateur du réseau international ZERI, il consacre depuis plusieurs décennies son énergie à développer une économie inspirée du fonctionnement de la nature.

À l’occasion du Blue Tech Show 2026, à Canet-en-Roussillon, il a accepté de répondre aux questions de Philippe Pernet pour EliteLink. Une rencontre qui permet de découvrir l’homme, son parcours et sa vision, mais aussi de comprendre comment ses idées prennent forme sur le terrain.

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« Il ne faut surtout plus enseigner, il faut inspirer. » Gunter Pauli, entretien avec Philippe Pernet — EliteLink.

1. À Canet-en-Roussillon, une rencontre autour de l’avenir

Ce mardi 20 octobre 2026, le Blue Tech Show rassemble à Canet-en-Roussillon des intervenants et des acteurs mobilisés autour de l’innovation, des technologies et des enjeux maritimes.

Parmi eux, Gunter Pauli, dont les travaux sur l’économie bleue ont contribué à faire connaître une autre manière d’envisager le développement économique.

Présent sur l’événement pour EliteLink, Philippe Pernet a eu l’opportunité de s’entretenir personnellement avec lui à l’issue de son intervention.

Les questions portent volontairement sur des situations concrètes : les ressources locales, l’avenir des Pyrénées-Orientales, le rôle des petites entreprises, la transmission aux jeunes et les obstacles à l’innovation.

Gunter Pauli et Philippe Pernet, fondateur d’EliteLink, à l’issue de leur entretien au Blue Tech Show 2026, à Canet-en-Roussillon. © EliteLink.

2. Gunter Pauli : de l’entrepreneuriat à une vision nouvelle de l’économie

Pour comprendre la pensée de Gunter Pauli, il faut revenir à son parcours d’entrepreneur, bien avant la notoriété internationale de ses ouvrages consacrés à l’économie bleue.

Né en Belgique en 1956, formé à l’économie et au management, notamment à l’INSEAD, il s’engage dans le monde de l’entreprise.

Son expérience à la tête d’Ecover, fabricant de produits de nettoyage biodégradables, joue un rôle important dans l’évolution de sa réflexion.

Il prend progressivement conscience qu’un produit présenté comme écologique ne garantit pas nécessairement que l’ensemble de sa chaîne de production soit durable.

Une question plus ambitieuse apparaît : et si l’on repensait les systèmes de production eux-mêmes, plutôt que de chercher seulement à rendre les produits moins polluants ?

Cette interrogation l’amène à s’intéresser aux écosystèmes naturels, où les matières circulent, se transforment et participent à plusieurs cycles complémentaires.

Au-delà de l’économie verte

L’ambition de Gunter Pauli n’est pas uniquement de réduire l’impact environnemental des activités humaines. Il cherche à imaginer des modèles qui associent protection des ressources, création de valeur, emplois locaux et satisfaction des besoins essentiels.


3. ZERI : lorsque les déchets deviennent les ressources de demain

En 1994, au Japon, dans le contexte des travaux de l’Université des Nations unies, Gunter Pauli lance une initiative qui donnera naissance à ZERI — Zero Emissions Research and Initiatives.

Derrière cet acronyme se trouve une idée à la fois simple et profondément transformatrice : ce qui constitue le déchet d’une activité peut devenir la matière première d’une autre.

Dans la nature, les matières circulent entre différentes formes de vie. Ce qui est rejeté par un organisme peut servir à un autre. ZERI cherche à transposer cette logique aux activités humaines.

Plutôt qu’une production linéaire, où l’on extrait, fabrique, consomme puis jette, l’approche privilégie des activités complémentaires, capables d’utiliser plusieurs fois une même ressource.

1994 Lancement de l’initiative ZERI au Japon.
Une approche systémique Relier les activités économiques plutôt que les considérer isolément.
Les ressources locales Partir de ce qu’un territoire possède déjà.
Des activités complémentaires Créer plusieurs valeurs à partir d’une même ressource.

La démarche associe scientifiques, entrepreneurs, acteurs locaux et porteurs de projets. Elle explore des domaines aussi variés que l’agriculture, l’alimentation, les matériaux, l’énergie, l’eau ou encore la construction.

C’est cette philosophie qui nourrira les travaux de Gunter Pauli sur l’économie bleue : une économie attentive aux ressources disponibles, aux besoins des populations et aux possibilités de chaque territoire.


4. Du bambou aux champignons : des expériences à travers le monde

L’une des particularités du parcours de Gunter Pauli est sa volonté de confronter les idées à des applications concrètes.

Le pavillon ZERI de Hanovre : construire autrement

En 2000, lors de l’Exposition universelle de Hanovre, en Allemagne, le pavillon ZERI attire l’attention par son architecture en bambou.

Conçu par l’architecte colombien Simón Vélez, ce bâtiment illustre les possibilités d’un matériau naturel renouvelable lorsqu’il est associé à la recherche, aux techniques de construction et aux savoir-faire.

Des essais techniques et un prototype réalisé en Colombie permettent de préparer sa construction en Allemagne.

Le projet incarne l’une des idées essentielles défendues par ZERI : une ressource parfois sous-estimée peut devenir le point de départ d’une innovation majeure.

L’agriculture et les champignons : valoriser les résidus

D’autres initiatives explorent la valorisation des résidus agricoles et alimentaires, notamment pour la culture de champignons.

Au Zimbabwe, les activités associées à Chido Govero ont contribué à faire connaître la culture de champignons comme possibilité d’activité et d’autonomie économique.

Ces expériences montrent que l’économie bleue ne concerne pas seulement les grandes technologies. Elle peut aussi commencer avec des ressources très ordinaires, une formation et une initiative locale.

Une méthode, pas un modèle unique

Le principe n’est pas de reproduire partout les mêmes activités. Il consiste à observer les ressources, les compétences et les besoins propres à chaque territoire, puis à imaginer les complémentarités les plus pertinentes.


5. « Vous utilisez ce que vous avez »

Philippe Pernet — EliteLink : Pour quelqu’un qui découvre l’économie bleue, quelle idée essentielle aimeriez-vous qu’il retienne en sortant de votre conférence ?

« L’idée est tout à fait simple. Vous utilisez ce que vous avez. Vous cherchez de créer des plus-values. Et vous répondez aux besoins de base de tout le monde autour de vous. C’est la base de l’économie bleue. Si vous avez de l’eau, si vous avez la terre, vous avez tout ce qu’il faut pour le faire. »

Pour Gunter Pauli, le premier obstacle est souvent notre difficulté à reconnaître les possibilités qui existent autour de nous.

« Malheureusement, la majorité des gens ne se rendent pas compte du potentiel qu’ils ont autour d’eux. Et c’est pour ça qu’ils ne voient que pénuries et problèmes. Et moi, j’observe la réalité autour de moi. Et je vois toujours des portefeuilles d’opportunités. Pas une opportunité, mais des portefeuilles d’opportunités. »

Sa réponse est aussi un appel à l’action.

« Nous devons changer nos lunettes, de faire l’observation autour de nous et de nous rendre compte que nous avons tant d’opportunités que ça vaut pas la peine du tout d’être négatif, de réclamer, mais c’est l’heure de faire des choses. »

À ma remarque sur la nécessité d’observer et de saisir ces opportunités, sa réponse est immédiate : « Exactement. »


6. Le marc de café : quand un déchet devient une richesse

Philippe Pernet — EliteLink : Vous défendez des modèles inspirés du fonctionnement de la nature. Pouvez-vous nous raconter un exemple simple où un déchet ou une contrainte est devenu une ressource ?

« Mais le plus simple, c’est peut-être le café. Vous avez le café, quand vous préparez votre café, vous avez le marc de café. Le marc de café, le seul contact était avec la vapeur, c’est-à-dire vous avez stérilisé le café. Idéal pour faire pousser des champignons. »

Il poursuit en décrivant une succession d’usages : après la culture des champignons, le substrat peut servir à nourrir des poules.

« Alors, vous avez café, vous avez champignons, vous avez vos poules qui, j’espère, vont prendre des œufs. Ça fait de la chimie formidable. Ça, c’est l’économie bleue dans toute sa logique simple. Nous avons aujourd’hui plus de 6 000 fermes où on fait exactement ça. »

Dans cet exemple, une matière qui aurait pu être jetée devient le point de départ de plusieurs productions. Une illustration particulièrement accessible de la logique ZERI.


7. Porrima : les océans comme terrain d’expérimentation

L’univers maritime occupe une place particulière dans les initiatives associées à Gunter Pauli.

Le catamaran Porrima, anciennement connu sous le nom de PlanetSolar, est devenu une plateforme de démonstration et d’expérimentation de technologies liées à l’énergie et aux activités maritimes.

Son histoire est notamment associée à la propulsion solaire. Le programme Porrima explore plus largement les possibilités offertes par les technologies énergétiques, la robotique et les innovations appliquées au milieu marin.

Aux Palaos, communiquer sous l’eau grâce à la lumière

En octobre 2025, une démonstration de communication sous-marine utilisant la technologie Li-Fi est organisée aux Palaos dans le cadre d’initiatives associées à Gunter Pauli.

Le principe consiste à transmettre des informations par la lumière, ouvrant des perspectives pour la communication entre plongeurs et certaines activités de recherche marine.

Ces expériences illustrent une même volonté : faire dialoguer recherche, innovation technologique et applications concrètes.


8. De la montagne à la mer : un territoire comme champ d’action

Philippe Pernet — EliteLink : Un territoire méditerranéen comme les Pyrénées-Orientales peut-il devenir un laboratoire de l’économie bleue ? Et par où commencer ?

« Mais on ne devrait pas penser en laboratoire. On devrait penser en champ d’action. »

Gunter Pauli propose de commencer par une connaissance approfondie des ressources du territoire, de la montagne jusqu’à la mer.

« Comme votre territoire s’étend de la montagne jusqu’à la mer, vous devez recueillir toutes les données qui permettent de mieux le connaître. Pour cela, vous pouvez utiliser des drones marins. Les plus petits font 6 mètres, les plus grands 21 mètres. Équipés de 64 capteurs au maximum, ils peuvent recueillir des données 24 heures sur 24 »

La connaissance du territoire devient ainsi, dans son raisonnement, un préalable à l’innovation.

« Vous allez avoir une connaissance de votre territoire et de votre maritoire. Vous allez avoir une telle connaissance que vous pouvez plus facilement imaginer, avec une base scientifique, ce qui est possible chez vous. »
« On dit souvent que les données sont le nouveau pétrole. Mais nous ne recueillons pas suffisamment les données de nos propres territoires. Or, sans ces informations, nous ne connaissons pas véritablement nos richesses. »

Cette réponse donne à notre entretien une dimension particulièrement locale : les Pyrénées-Orientales ne sont pas seulement le lieu de la rencontre. Elles deviennent un exemple de territoire où les ressources peuvent être mieux observées et mieux comprises.


9. Les petites entreprises, moteurs des transformations

Philippe Pernet — EliteLink : Quel rôle les petites entreprises et les initiatives locales peuvent-elles jouer face aux grandes transformations économiques ?

« Alors, l’économie est toujours une économie locale. L’économie nationale, c’est l’amalgame de toutes les autres économies. C’est-à-dire qu’on ne fait qu’une transition à condition qu’il y ait une transition locale. »

Dans sa vision, les grandes transformations commencent souvent par des initiatives modestes, imaginées par des entrepreneurs directement concernés par l’avenir de leur territoire.

« Et la transition locale est toujours faite par des petites entreprises qui démarrent, qui peuvent se développer en grandes entreprises. Mais là-bas, c’est toujours l’innovation. Des gens qui ont peu d’expérience et peu d’argent mais qui ont une vocation de faire la différence pour eux, pour leur famille et pour leur territoire. »

Une réponse qui rappelle combien l’innovation peut naître de la proximité, de l’engagement et de la volonté d’entreprendre, bien avant de disposer de moyens considérables.


10. « Il ne faut surtout plus enseigner, il faut inspirer »

L’éducation occupe une place essentielle dans les engagements de Gunter Pauli. Depuis plus de trois décennies, il développe des fables inspirées de phénomènes naturels, destinées à éveiller la curiosité des enfants.

Les premières expérimentations pédagogiques ont été menées en Amérique latine. La démarche s’est ensuite diffusée dans différents pays, notamment au Brésil et en Chine.

Son organisation décrit un développement progressif du programme chinois, avec des traductions, des formations d’enseignants et une diffusion dans les écoles.

Philippe Pernet — EliteLink : Que faudrait-il changer dans notre manière d’enseigner et de transmettre pour donner aux jeunes l’envie d’inventer ces solutions ?

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« Il ne faut surtout plus enseigner, il faut inspirer. » Gunter Pauli — entretien EliteLink.

Pour lui, les jeunes disposent déjà de nombreuses sources d’information, mais ont besoin de situations qui suscitent leur étonnement.

« Les enfants aujourd’hui ont le TikTok, ils ont leur Instagram, ils ont leur X, ils ont tout pour s’informer. Le YouTube est le meilleur professeur si vous êtes d’accord avec ce qu’il enseigne. Mais les enfants manquent d’inspiration. »

Le cœur de la baleine : provoquer l’étonnement

Pour expliquer sa méthode, il prend l’exemple des capacités extraordinaires du cœur de la baleine.

« Moi je parle aux enfants et je leur explique que le cœur de la baleine pompe 1 000 litres avec 6 volts de courant direct, 80 ans sans maintenance. »

Son objectif est de provoquer une réaction immédiate : comment la nature parvient-elle à réaliser de telles performances ? Et que pouvons-nous apprendre de ces mécanismes ?

« Et on commence à faire penser les enfants. Nous avons besoin d’une éducation qui inspire. »

Les 365 fables : découvrir la nature autrement

Gunter Pauli a construit une collection de 365 fables, chacune consacrée à une surprise ou à un mécanisme de la nature.

« J’ai écrit 365 fables qui, chaque fois, dévoilent des grandes surprises de la nature. Et bon, la Chine a décidé d’adopter toutes ces fables et de traduire. Ils sont dans toutes les écoles chinoises, parce qu’ils souhaitent que l’enfant développe l’entreprenariat du bien commun. Un entreprenariat où ils veulent faire du bien. »

Lorsque je lui fais part de mon sentiment que la France pourrait davantage s’inspirer de ces démarches, Gunter Pauli revient immédiatement sur la place accordée aux jeunes.

« La jeunesse n’est pas une minorité. Tous les jeunes est une majorité parce que c’est le futur. Alors inspirez les jeunes. »

Deux heures quarante devant 2 000 jeunes au Havre

Il raconte ensuite une expérience vécue lors d’une conférence organisée au Havre devant quelque 2 000 jeunes.

Les organisateurs lui avaient annoncé une capacité d’attention limitée à quarante minutes. Il explique avoir poursuivi son intervention pendant deux heures quarante.

« Parce que moi, je suis mieux que TikTok. Si vous êtes mieux que TikTok, on vous écoute. »

Derrière l’humour, une conviction forte : les jeunes peuvent s’intéresser longuement à des sujets complexes lorsqu’on sait les relier à des découvertes, à des défis et à leur avenir.

Pour Gunter Pauli, les merveilles de la nature constituent autant de portes d’entrée vers la physique, la médecine, les sciences et les technologies.


11. The Blue Economy 6.0 : une réflexion tournée vers les îles et les territoires

Gunter Pauli évoque l’économie bleue au Blue Tech Show 2026, le 20 octobre à Canet-en-Roussillon. Vidéo © EliteLink.

Parmi les ouvrages de Gunter Pauli, The Blue Economy 6.0: The Islands Edition, publié en 2026, occupe une place particulière.

Cette édition de 520 pages s’intéresse notamment aux possibilités de développement offertes par les territoires insulaires. Sa présentation évoque 25 îles réparties sur cinq continents.

Les îles constituent des terrains particulièrement révélateurs : ressources limitées, dépendances énergétiques, approvisionnement, gestion de l’eau, biodiversité et activités maritimes.

Mais ces contraintes peuvent aussi devenir des moteurs d’innovation, lorsque les ressources disponibles sont mieux connues et valorisées.

Cette réflexion fait directement écho à la réponse donnée par Gunter Pauli sur les Pyrénées-Orientales : connaître les richesses de son territoire pour imaginer ce qu’il devient possible d’y réaliser.

The Blue Economy 6.0

Une nouvelle étape dans les publications de Gunter Pauli, consacrée à la manière dont les territoires peuvent construire leur avenir à partir de leurs propres ressources.


12. « L’ignorance est notre ennemi »

Philippe Pernet — EliteLink : Après toutes ces années à défendre cette vision, qu’est-ce qui continue de vous surprendre et de vous donner confiance dans notre capacité à agir ?

« L’ignorance. Comment est-il possible qu’on reste si ignorants ? Comment est-il possible ? »

Pour illustrer sa réponse, Gunter Pauli cite le cas d’un entrepreneur travaillant sur les algues, qui ne parvient pas à obtenir localement les autorisations nécessaires.

« Il y a un entrepreneur dans les algues avec qui j’ai parlé, mais il ne reçoit pas les permis. Alors il est obligé de faire des projets au Brésil, il les fait à Madagascar, mais ici il ne peut pas le faire, il ne reçoit pas les permis. »

Sa conclusion est sans détour.

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« Et l’ignorance est notre ennemi. » Gunter Pauli, les derniers mots de notre entretien.

Regarder autrement pour agir autrement

De cette rencontre avec Gunter Pauli, il reste des exemples parfois étonnants : un simple marc de café, un cœur de baleine, des drones marins, des fables pour les enfants.

Mais derrière ces images, il reste surtout une conviction : nos territoires possèdent des ressources, des savoir-faire et des possibilités que nous ne savons pas toujours reconnaître.

Son parcours, de l’entrepreneuriat à la création de ZERI, des projets de construction aux innovations maritimes, témoigne d’une volonté constante de faire passer les idées à l’expérimentation.

Sa réflexion sur l’éducation prolonge cette démarche : donner aux jeunes non seulement des connaissances, mais aussi la curiosité, l’imagination et l’envie de construire des solutions.

Au Blue Tech Show de Canet-en-Roussillon, cet entretien a permis à EliteLink de relier un parcours international aux enjeux de notre propre territoire, des Pyrénées jusqu’à la Méditerranée.

Une rencontre qui rappelle qu’avant de transformer le monde, il faut peut-être commencer par changer notre manière de le regarder.

Rencontre, entretien et article réalisés par Philippe Pernet, fondateur d’EliteLink.

The Blue Economy 6.0: The Islands Edition, ouvrage de Gunter Pauli publié en août 2026. Photo © EliteLink / Philippe Pernet.
Gunter Pauli et les autres intervenants lors d’une table ronde consacrée aux enjeux de l’économie bleue, au Blue Tech Show 2026, le 20 octobre à Canet-en-Roussillon. Photo © EliteLink / Philippe Pernet.

Pour prolonger la découverte

Gunter Pauli
Économie bleue, innovations, entrepreneuriat et transmission.

The Blue Economy — site de référence

ZERI — Zero Emissions Research and Initiatives

À lire : The Blue Economy 6.0: The Islands Edition (2026).

Entretien réalisé le 20 octobre 2026 au Blue Tech Show de Canet-en-Roussillon. Propos recueillis par Philippe Pernet pour EliteLink.

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