Aux Antilles françaises et en Guyane, Noël ne se vit pas seulement en famille : il se chante, se partage et se transmet. Cette tradition profondément ancrée dans la culture créole porte un nom : le Chanté Nwèl.
C’est dans cet esprit que l’hôtel Le Rotabas, à Sainte-Anne en Guadeloupe, a accueilli récemment une soirée dédiée à cette tradition, offrant à ses hôtes et partenaires un moment authentique, fidèle à l’âme du territoire.
Le Rotabas, lieu de culture et de transmission
En accueillant une soirée Chanté Nwèl, Le Rotabas s’inscrit pleinement dans cette continuité culturelle. Bien plus qu’un hôtel, l’établissement joue un rôle de lieu de vie, où la culture locale est mise en valeur et partagée avec les visiteurs, qu’ils soient guadeloupéens ou venus d’ailleurs.
Dans un cadre ouvert, chaleureux et fidèle à l’esprit “pays”, cette soirée a permis de faire découvrir – ou redécouvrir – une tradition encore très vivante, loin du folklore figé, et profondément ancrée dans l’identité antillaise.
Le Rotabas incarne cette volonté de faire dialoguer hospitalité, culture et ancrage territorial. Un lieu où le séjour devient aussi une expérience humaine et culturelle.
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Une tradition née de l’histoire
Les origines du Chanté Nwèl remontent à la période coloniale. Dès le XVIIe siècle, l’instruction religieuse catholique est imposée aux populations esclavisées. Les cantiques chrétiens deviennent alors un vecteur central de transmission.
Avec le temps, ces chants sont réappropriés, transformés et enrichis par les cultures afro-caribéennes. Les textes d’origine, souvent en français, se mêlent à des réponses en créole, à des rythmes locaux, à une manière de chanter collective et participative. Ce syncrétisme donne naissance à une tradition singulière, à la fois spirituelle, musicale et sociale.
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Un rituel collectif avant Noël
Le Chanté Nwèl se pratique traditionnellement entre la Toussaint et Noël. Les soirées se multiplient à l’approche du 24 décembre, dans les quartiers, les familles, les associations… et aujourd’hui dans des lieux ouverts au public.
On s’y retrouve pour chanter ensemble, accompagnés de percussions (tambours, ti-bwa…), dans une ambiance conviviale où chacun peut participer, qu’il soit chanteur, musicien ou simple spectateur.
Mais au-delà de la musique, le Chanté Nwèl est un temps de lien social, de transmission intergénérationnelle et de partage.
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Une tradition qui voyage
Aujourd’hui, le Chanté Nwèl dépasse les frontières des Antilles. Il est célébré en métropole, porté par les diasporas et par des lieux engagés dans la valorisation des cultures ultramarines. Il évolue, s’adapte, mais conserve son essence : chanter ensemble pour faire mémoire et créer du lien.
Pour aller plus loin
Sources culturelles et historiques sur le Chanté Nwèl :
🎶 Le Chanté Nwèl au Rotabas en images
Pour prolonger ce regard de territoire, cet extrait vidéo permet de ressentir l’atmosphère de la soirée Chanté Nwèl organisée au Rotabas : chants collectifs, percussions traditionnelles et énergie partagée.
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