Dans ce nouveau Regards d’acteurs, EliteLink a rencontré Catherine Lama, journaliste et auteure guyanaise, le 28 février 2026 à Paris, à l’occasion du Salon du Livre « Journalistes écrivains », organisé à la Salle Olympe de Gouges (15 rue Merlin, 75011 Paris). Un échange sincère sur l’identité, la transmission, la jeunesse et le regard porté sur la Guyane.

« La Guyane, c’est mon univers. » Même si elle n’y est pas née, Catherine Lama y a été élevée. Le territoire a façonné son regard, sa sensibilité et naturellement son écriture. Journaliste de profession, elle termine cette année sa carrière, mais l’écriture demeure pour elle un espace de liberté et de transmission.

Vue générale du Salon du Livre
Vue générale du Salon du Livre

Son premier ouvrage se déroule pendant la période du carnaval. Mais derrière les couleurs et les rythmes, ce sont surtout des parcours de vie qu’elle met en lumière. « On écrit d’abord parce qu’on aime manier les mots, parce qu’on a le plaisir de raconter des histoires », explique-t-elle.

Interview de Catherine Lama par Philippe Pernet
Interview de Catherine Lama par Philippe Pernet

La littérature comme devoir de transmission

La Guyane porte une histoire riche, complexe, parfois méconnue. Pour Catherine Lama, les écrivains jouent un rôle essentiel dans la transmission de cette mémoire. Raconter des histoires, même en apparence simples, c’est préserver une trace d’une société en constante évolution.

Chaque lecteur y trouve son propre chemin : se distraire, apprendre, décrypter, s’émouvoir. La littérature ne donne pas une vérité unique, elle ouvre des perspectives.

Identité et jeunesse : savoir qui l’on est

Dans un territoire marqué par la diversité des communautés, transmettre les langues et les cultures dès le plus jeune âge est fondamental. « Il faut savoir qui l’on est », insiste-t-elle. Comprendre sa culture permet ensuite de construire un ensemble commun, où chacun peut se reconnaître sans s’effacer.

Philippe Pernet et Catherine Lama
Philippe Pernet & Catherine Lama

Regard extérieur et superficialité

À l’ère des réseaux sociaux et de l’information fragmentée, les regards peuvent devenir superficiels. La Guyane est parfois perçue à travers quelques images, quelques lignes, des contenus rapides. « Il faut prendre le temps », dit-elle. Le temps d’écouter, de comprendre, d’aller au-delà des apparences.

Catherine Lama dédicace ses ouvrages
Catherine Lama dédicace ses ouvrages

Une société en mouvement

La grande question qui traverse aujourd’hui la société guyanaise est celle de l’identité. Terre d’immigration, la Guyane évolue vite. Les équilibres changent. Les générations plus anciennes peuvent parfois se sentir dépassées par ces transformations.

Table ronde Guyane une littérature méconnue
Table ronde « Guyane, une littérature méconnue » animée par Dominique Loubao, Présidente Plume Noire. De gauche à droite : Eric Médaille, Directeur des éditions Atipa, Catherine Lama, Dominique Loubao et Pierre Appolinaire Stephenson, écrivain et ancien enseignant guyanais.

Le rôle des médias indépendants

Pour mieux faire connaître les voix et les talents guyanais, Catherine Lama souligne l’importance d’une approche sincère. Prendre le temps de découvrir les personnes, écouter avant de restituer. Les plateformes indépendantes comme EliteLink peuvent jouer un rôle précieux : créer des passerelles fidèles et respectueuses entre les territoires.

Catherine Lama
Journaliste & auteure guyanaise

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